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Kiffe la France

Jean-François Chemain

Kiffe la France

Format : 20.5 x 13.5 cm

Pages : 235

Prix : 20.50 €

ISBN : 979-10-90029-02-6

Date de parution : 2011

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   Voici le témoignage d’un amoureux d’école… dans sa diversité, un regard d’Espérance sur l’avenir de l’école républicaine, la vie d’un enseignant heureux d’échanger au quotidien savoir et expérience avec les plus exclus : enfants d’immigrés, enfants de banlieue difficile, filles et garçons de toutes origines et situations familiales, tous avides de connaissances et reconnaissance.
   Avec humour et vérité, au fil d’anecdotes parfois burlesques, Jean-François Chemain invite le citoyen à un examen de conscience. France, que fais-tu de ta jeunesse ? Ton débat sur l’identité n’est-il que le cache-sexe de ta perte de foi en l’homme, en ses valeurs ? Perte de repères, perte d’humanité, perte de lien et de transmission entre les générations… L’auteur appelle de ses vœux un retour au réel pédagogique et éducatif de l’enseignement en France, loin de la haine de soi, des idéologies du matérialisme, et de la dictature de l’argent.

   Né en 1961, Jean-François Chemain est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, diplômé d'études approfondies de Droit international et agrégé d'Histoire. Il termine actuellement une thèse d'Histoire du droit. Il a exercé pendant une dizaine d'années le métier de consultant international dans plusieurs cabinets anglo-saxons, avant de devenir cadre dirigeant dans un grand groupe industriel français. Depuis 2006, il a choisi d'enseigner l'Histoire, la Géographie et l'Éducation Civique dans un collège de Zone d'Éducation Prioritaire.
Avec une préface du général Hervé Gobilliard.

Du même auteur :

La vocation chrétienne de la France

Une autre histoire de la laïcité

Dans la presse

Famille chrétienne, n° 1761 du 15 au 21 octobre 2011

Chronique de l'islam des collèges
   Alors que l'on s'inquiète du poids croissant de l'islam en banlieue, Jean-François Chemain publie un récit coup de poing sur son expérience de prof chrétien dans un collège public de Zep.
Il ne fait plus l'appel, se contentant de compter ses ouailles, comme le berger des Psaumes... Lire la suite

 La Croix, 2 février 2012

   Jean-François Chemain sait qu’il n’est pas «politiquement correct». Après vingt ans d’audit international dans la finance, ce père de famille habitué à un certain niveau de vie s’est converti au Christ et a décidé de revenir à sa passion d’enfance : l’histoire. Après avoir obtenu le Capes puis l’agrégation d’histoire, il entre à l’éducation nationale pour enseigner dans un collège de la banlieue lyonnaise, en zone prioritaire d’éducation (ZEP).
   Dans son livre, il commence par raconter, avec humour, son année à l’Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM), au cours de laquelle la plupart des sujets étudiés (le totalitarisme, la colonisation, la traite des Noirs, la Shoah…), se font à travers une même grille de lecture, à savoir «la culpabilité de la France, de l’Occident, des chrétiens et de la droite». Il témoigne ensuite sans fard de son quotidien d’enseignant depuis 2006, à travers une semaine type, entre classes de « 3e A » ou de « 6e D » et discussions avec ses élèves, musulmans à 70%, qui abordent à «tout bout de champ» de questions religieuses. C’est Ismaïl qui brandit le Coran en pleine classe sous prétexte qu’il s’agit d’«un talisman porte-bonheur». Cest Nassim qui affirme qu’«un saint c’est quelqu’un qui a tué beaucoup de gens». C’est Rayann qui triomphe à l’évocation de ses ancêtres barbaresques et pilleurs de navires dans la Méditerranées, du XVe au XVIIIe siècle… Au-delà de ces provocations parfois abruptes, Jean-François Chemain parle surtout du «bonheur intense» qu’il peut éprouver au contact de ces jeunes des cités, dès lors qu’il refuse tout à la fois la victimisation censée justifier leurs violences et la détestation incompatible avec le message évangélique. «Je veux faire aimer la France à mes élèves ; cela n’est possible qu’autant que je les aime moi-même», résume-t-il, en estimant que «la jeunesse de banlieue a, plus que toute autre, soif d’amour et de vérité». Persuadé qu’une bonne partie de la colère de ces jeunes «prend sa source dans le refus de notre société d’épancher sa soif d’absolu», Jean-François Chemain en appelle à l’espérance et à la confiance.
Claire Lesegretrain

Le Figaro Histoire, n°4, octobre-novembre 2012

   Les « quartiers », comme il convient aujourd'hui d'appeler ces banlieues où le chômage et la délinquance sont démultipliés, suscitent un mélange de crainte (« Tous racailles ! »), de bons sentiments (« Tous victimes ! ») et de fascination (« Quelle jeunesse, quelle énergie ! »). Les magazines y envoient des reporters pour raconter les dealers, les portes fracturées, les pitbulls et les viols dans les caves. C'est pour se débarrasser des clichés et se colleter à la réalité que Jean-François Chemain a choisi de jeter aux orties son costume de consultant. Jusqu'ici, il avait marché dans les clous : études de droit, Sciences-Po Paris, admissibilité à l'ENA, dix ans dans un grand cabinet d'audit anglo-saxon. À  35 ans, il avait créé son propre cabinet de conseil ; cinq ans plus tard il intégrait un grand groupe industriel français. Un jour, il a tout quitté, changé brutalement de vie, réussi l'agrégation et choisi d'enseigner l'histoire de France à la jeunesse difficile des zones d'éducation prioritaire (ZEP). De son expérience il a tiré un ouvrage très personnel (où le témoignage et l'expérience vécue l'emportent volontairement sur l'analyse), qui révèle cependant l'importance que peut jouer l'enseignement de l'histoire de France auprès de populations qui se sentent délaissées. Il le reconnaît sans détour, dans ce type de collège, être prof d'histoire n'est pas une sinécure. « Ce n'est pas ce qui intéresse naturellement les élèves. La plupart sont d'origine étrangère : ce n'est donc pas du tout leur histoire qu'on enseigne. Très souvent lorsque je leur annonce que l'on va étudier la géographie de la France, s'élève un chœur de “On préfère la géo de l'Afrique du Nord !” » Pour que ses élèves « kiffent » la France, Chemain se met donc dans les pas de Michelet. L'historien disait : « L'Angleterre est un empire, l'Allemagne est une race, la France est une personne »… « Une personne que l'on peut rencontrer, toucher, sentir, voir, aimer, poursuit Jean-François Chemain. Aujourd'hui, on a fait de la France une idée, un concept. La France, c'est 1789, les droits de l'homme, la liberté, la laïcité. Et tous ces jeunes peuvent avoir toutes les origines, toutes les histoires que vous voulez, on leur demande seulement d'adhérer à ces concepts. Alors la France, finalement, ils s'en moquent, ils ne la connaissent pas. Ils la perçoivent même, plus ou moins consciemment, comme l'ennemi. » Ils le font d'autant plus qu'un antiroman national est enseigné, selon lui, aux élèves par les programmes et les manuels. « Ces programmes, ces manuels veulent faire valoir des droits d'une France plurielle. La méthode est victimaire. Elle consiste à dire aux descendants d'esclaves et aux enfants d'immigrés que la France leur doit des comptes. La part de l'histoire de France est réduite à une peau de chagrin et elle est souvent culpabilisante. Comment faire aimer à ces jeunes leur pays en le dénigrant sans cesse ? » Et Chemain de déplorer que les grands hommes soient oubliés ou relégués en fin d'année : « Charlemagne est en toute fin du programme de sixième : impossible à étudier quand on a passé 40% de son temps à faire de la discipline… De même Louis XIV, qui était auparavant étudié en début de quatrième, se trouve maintenant à la fin du programme de cinquième : impossible de lui consacrer une leçon. Quant à Napoléon, il est complètement vidé de sa substance. On ne vibre plus au récit de ses batailles : maintenant Napoléon, c'est le Code civil et un État policier… » Chemain assure pourtant que la seule évocation de l'épopée impériale captive ses élèves autant qu'un diagramme sur la mondialisation les endort. Napoléon Bonaparte ? Respect !
A.P.

Famille d’abord, n° 22, juillet 2013

   Ce documentaire sur l'itinéraire d'un professeur d'histoire en banlieue se lit d'une traite. Journal de bord sans prétention littéraire, il nous livre une photographie plus vraie que nature de l'Éducation Nationale et de ses élèves, et de la difficulté (le mot est faible !) qu'il y a à leur enseigner l'histoire et la culture d'un pays auquel ils n'ont aucune attache, ne reconnaissant que l'Islam. Pourtant l'auteur, animé de foi et d'espérance chrétiennes après une conversion radicale, ne baisse pas les bras et délivre avec énergie et vérité son cours. Un exemple intéressant de catholique soucieux de reconquérir, dans une bataille difficile, certaine place professionnelle désertée.

Sur le site France-Israël